Les communiqués de l'AGASA et de la SOBRAGA, plus littéraires que scientifiques





Étouffées par les multiples critiques sur les réseaux sociaux suite aux différentes sorties médiatiques d'une entrepreneure gabonaise installée en France, Marcelle Eyang Noutchet, dont l'exportation des boissons avait été bloquée par les autorités douanières et sanitaires françaises en 2024, la Société des Boissons Rafraîchissantes du Gabon (SOBRAGA) et l'Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire (AGASA) ont réagi, mais une réaction qui ne semble pas convaincante auprès de l'opinion publique.


Les derniers communiqués de l’AGASA et de la SOBRAGA ont un ton de communication de gestion de crise, et non de démonstration scientifique. Devant ces inquiétudes, les deux entités ont chacune publié un communiqué. 

Dans son communiqué préliminaire, l'AGASA a souligné la conformité des produits aux normes du Codex Alimentarius (OMS/FAO). Mais elle a choisi de faire appel à l’opinion publique en l’exhortant à ne pas céder à la psychose numérique, plutôt que de publier de façon exhaustive et détaillée les données exactes ou les rapports des contre-expertises en laboratoire.


Pour ce qui est de la SOBRAGA, directement impliquée dans cette affaire, elle a de nouveau tenté de rassurer sur la qualité de sa production quotidienne. Elle conteste ainsi les rumeurs et soutient la qualité de ses produits. Son message insiste sur la dimension sociétale de l’entreprise — évoquant ses milliers d’emplois et sa longue présence dans le pays —, ce qui relève plus du plaidoyer institutionnel que de l’explication technique.


L'absence de confrontation scientifique

Le fait de ne pas confronter scientifiquement, on a le sentiment qu'il s'agit d'une communication plus « littéraire » que « scientifique », car aucun des communiqués officiels n'a rendu publics les taux précis des additifs ou substances identifiés par les laboratoires français. Aucune visibilité des rapports d’analyses comparatives complètes des deux laboratoires.

Les deux institutions ont au contraire attribué les divergences de conclusions à la différence entre les réglementations européennes et la réglementation locale.


Ces choix de communication s’expliquent par une volonté de la part de ces deux administrations d’apaiser plutôt l’opinion publique face à la multiplication des rumeurs sur les réseaux sociaux.



Vany Corso SIMA 

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