La tutelle pourrait-elle contrer le scandale organisé par les DAP sur le choix des examinateurs ?
Le choix des examinateurs pour les différents examens et concours de fin d'année (CEPE, BEPC, BAC etc) est géré par les directeurs académiques provinciaux pour le bon déroulement des examens. Malheureusement, le choix des correcteurs et des surveillants échappe au mérite, faisant place au favoritisme.
La course aux vacations
Au Gabon, la participation aux examens donne droit à des primes (vacations). Pour certains, la course à ces indemnités transforme la sélection en une opportunité financière convoitée, favorisant le favoritisme. Ceci biaise complètement le processus de désignation des examinateurs pour les examens officiels.
Le népotisme et le clientélisme
L'attribution des postes de responsabilité, tels que chefs de centre, secrétaires, correcteurs ou surveillants, est souvent qualifiée de nébuleuse où les critères objectifs de compétence sont supplantés par des relations et des pistons. Par exemple dans la province du Woleu-Ntem, le directeur académique province de cette localité en poste depuis plusieurs années est devenu le maître de l'exercice. Plusieurs enseignants de cette localité affirment que certains examinateurs seraient choisis sur la base de relations personnelles ou de rétrocommissions plutôt que sur des critères de compétence pédagogique.
"Je tiens les classes de 5ᵉ année depuis plus de cinq ans, je vous dis que mon nom n'a jamais figuré sur une liste pour les différents examens et concours. Le DAP préfère mettre ces parents et copines. Parfois on retrouve les mêmes noms dans tous les examens. Même ceux qui ne sont pas enseignants viennent surveiller les examens. C'est scandaleux." Souligne une institutrice.
Les critères et les normes ne sont plus respectés. " Comment comprendre qu'un enseignant du premier degré soit au secrétariat d'un examen comme le BEPC ? C'est frustrant pour nous, les enseignants du second degré." S'exclame un enseignant affecté dans un lycée dans la commune de Minvoul.
Appel à l'action de la tutelle
Pour endiguer ces dérives qui mettent à mal le système éducatif gabonais, il est temps que le ministère de l’Éducation nationale agisse avec fermeté afin d'effacer cette image qui lui vaut la qualification d'une administration devenue depuis des années un laboratoire de combines organisées.
Vany Corso SIMA
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