Deux journalistes intentent une action en justice contre le responsable des médias BTP Afrique et Chantiers du Gabon




Ulrich SIMA ELLA, ex-rédacteur en Chef du journal Chantiers du Gabon et ex-collaborateur Gabon du magazine BTP Afrique durant plus de deux ans, et son confrère recruté comme journaliste au sein de la rédaction du journal Chantiers du Gabon, ont saisi les juridictions pour licenciement abusif et abus de confiance.


Si l'un a exercé au côté de Pierre Kouom durant plus de deux ans comme référent du magazine BTP Afrique au Gabon et par la suite il a occupé les fonctions de rédacteur en chef du journal mensuel créé sur le sol gabonais, appelé Chantiers du Gabon. Quant au second, il a été recruté pour renforcer le travail de la rédaction pour le compte dudit journal. 


Selon les explications rapportées,  Ulrich SIMA, notifie que son ex-patron n'a pas honoré pendant près de deux ans à ses engagements pour ses services. Ce dernier affirme:  "Il était dit que je devrais être payé à hauteur de 500 000 frs CFA pour le travail de chaque édition. J'ai coordonné les activités du magazine, j'ai rédigé et corrigé les articles, pour deux ou trois numéros du magazine, je n'ai reçu aucune rémunération ni indemnité, je dis bien aucune. Pour me bercer, il disait que la présidence lui doit les factures impayées. Compréhensif , je ne me suis jamais plaint."


 Il affirme avoir les témoins et dispose des éléments factuels des preuves de son travail fourni pour le compte du BTP Afrique. " J'ai dans mon ordinateur tous les travaux que j'ai eu à faire avec Mon ex patron. Les témoins de mes années d'incompétence comme il le dit, sont vivants. Gagner des centaines de millions et refuser de payer les miettes qu'on doit à quelqu'un. allez-y comprendre le degré de méchanceté." 


Pour le dossier sur le journal "Chantiers du Gabon", il évoque une situation de licenciement abusif : "Je n'ai jamais sollicité de travailler avec lui, j'ai tellement hésité parce que financièrement, je ne gagnais absolument rien. C'est plutôt lui qui m'harcelait pour venir travailler et occuper la fonction de rédacteur en chef. De toute ma petite carrière de journaliste, je n'ai jamais vu un tel patron de média. Le manque de respect et était cumulatif et le pain quotidien de notre boîte. Pour appuyer mon propos, un collègue avait failli lui porter main devant tous. Le fait pour lui d'avoir déjà les amis dans le cercle du pouvoir de notre pays, ne doit pas faire de lui un homme au dessus de la loi."

Ulrich SIMA, réclame tout simplement ses mois de salaires impayés et ses dépenses supplémentaires qui ont été effectuées pour payer les correspondants dans les provinces. Une question de logistique de bon sens. 


Situation similaire pour le journaliste Viannay Ngoma Mouloungui, a également porté plainte à l'inspection du travail.

Tous deux, réclament que justice soit faite.

"Le Gabon est régi par les lois et les gabonais méritent respect et dignité selon les droits reconnus à tous les hommes jouissants de leurs droits fondamentaux. Les ressortissants des pays amis doivent se conformer à la juridiction en vigueur dans notre pays; " a souligné Viannay Ngoma Mouloungui.


Hormis l'inspection du travail dont les dossiers sont en bonne voie, les deux journalistes ont précisé avoir saisi d'autres instances institutionnelles et juridictionnelles pour affirmer leurs droits qui ont été abusés par leur ex-patron. 

Ils ont par ailleurs annoncé la tenue d'un point de presse dans les prochains jours afin d'expliquer en profondeur le fonctionnement et la gestion du groupe BTP Afrique et son journal Chantiers du Gabon avec preuve à l'appui. 


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