CNOG: Fin ou continuité de l'ère Folquet au sein du CNOG ?
Le comité national olympique du Gabon vient de connaître un nouveau président, il s'agit du général Sylvain Florient Pangou, qui succède à Cresant Pambo. Cependant, l'arrivée du général semble loin de rayer l'influence du système Folquet au sein de l'instance olympique nationale.
Un mandat sous tension d'egos
Le mandat de Cresant Pambo, pur produit de Léon Folquet, qu'il a succédé à la tête du CNOG, a été un véritable tandem de luttes internes avec l'inamovible secrétaire général de cette institution sportive, José Foula, considéré par certains observateurs comme étant l'héritier de Léon Folquet, un statut qu'il ne cache d'ailleurs pas. Son vécu et son influence ont été une véritable ombre pour le désormais ex-président.
Les démarches tout azimut initiées par Pambo afin d'éteindre l'influence de son secrétaire général n'ont eu aucun effet. Elles ont plutôt été controversées en faisant sombrer totalement son mandat et son image.
Une candidature assez osée et risquée
Avec une cote de popularité très en baisse, l'ancien président de la fédération gabonaise de natation qui sollicitait un second mandat y a cru jusqu'au bout, alors que certains observateurs du sport gabonais ne le voyaient pas postuler.
La réaction soudaine de Léon Folquet dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux à la veille de l'élection, où il critique la gestion de l'un de ses filleuls, est venue donner un coup de plus à ses chances de conserver le siège qui lui a été donné gracieusement en 2022.
Endormi dans son confort avec son statut de président sortant, où il est difficile ou presque impossible sous les tropiques de battre un président sortant. Malheureusement, il s'est fait réveiller par le général Sylvain Florient Pangou, soutenu en coulisse par José Foula, surnommé "Jacques Foccard du CNOG", qui remporte le scrutin.
La logique est donc respectée, aucun candidat non soutenu par José Foula ne peut gagner une élection.
Mélange de rupture affichée et de continuité structurelle
Pour l'instant, ni la chute de Cresant Pambo, ni les premiers mots du nouveau président du comité national olympique annonçant la restructuration de cette institution, ne peuvent constituer une assurance sur l'évulsion de l'ADN du régime Folquet porté par José Foula qui fait partie du nouveau comité exécutif.
Vany Corso SIMA ELLA
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