Élection-Fegafoot : les footballeurs et clubs amateurs engagés pour la défense du football gabonais montent au créneau et lancent un appel aux autorités et à l’opinion



Réunis lundi au siège de l'ANFPG, l’Association nationale des footballeurs professionnels du Gabon (ANFPG), l’Association des footballeurs du Gabon (AFG) et le Collectif des clubs amateurs affilié à la FEGAFOOT ont animé une conférence de presse, laquelle portait sur quatre points essentiels.



Alors que le renouvellement du comité exécutif de la fédération gabonaise de football approche à grands pas, on assiste de plus en plus aux nombreuses sorties des acteurs du football gabonais et des passionnés. Lundi, les footballeurs et clubs amateurs engagés pour la défense du football gabonais sont montés au créneau.



Nous vous livrons l’intégralité du communiqué de presse

« Trop d'irrégularités, trop de silences, trop de mépris. 

Le processus de renouvellement du Comité exécutif de la FEGAFOOT ne peut pas se dérouler comme si de rien n'était. Le football gabonais traverse une crise profonde de gouvernance, de légalité et

de représentativité. Face à cette situation, les footballeurs et les clubs amateurs refusent désormais de se taire.


1.La loi gabonaise ne peut pas être ignorée


Aucune fédération, aussi puissante soit-elle, ne peut se placer au-dessus des lois de la République.

Les statuts de la FEGAFOOT doivent être conformes à la législation gabonaise. Les statuts modifiés en mai 2025 ne sauraient produire pleinement leurs effets sans un examen rigoureux des autorités

compétentes, en particulier du ministère en charge des Sports.

La FIFA elle-même exige de ses membres qu'ils respectent les lois nationales. Dès lors, il est inacceptable de brandir les textes intemationaux pour contourner le droit gabonais.

Nous interpellons également l'Assemblée nationale et le Sénat. Une République crédible ne peut pas voter des lois d'un côté et tolérer leur violation de l'autre. Le silence institutionnel, face à de telles dérives, serait une faute étatique et politique.


2. Des statuts modifiés hors délai, au mépris de la bonne gouvernance


La modification des statuts dans un contexte aussi sensible soulève de graves intégrations.

Pourquoi changer les règles à un moment où le processus électoral est engagé ? Pourquoi le faire

dans des conditions qui fragilisent la confiance, au lieu de la renforcer ?

La FIFA et la CAF défendent officiellement la limitation des mandats, la transparence et les principes de bonne gouvernance. Ces exigences ne doivent pas être invoquées dans les discours pour être ensuite écartées dans la pratique.

Le football gabonais n'a pas besoin de statuts taillés pour préserver des intérêts particuliers. Il a besoin

de règles justes, stables et crédibles, au service de l'intérêt général.



3. Le Comité exécutif sortant doit répondre de son bilan moral et politique


On ne peut pas parler d'avenir sans regarder en face les responsabilités du passé.

La condamnation de Monsieur Âssoume Eyi par la FIFA jette une ombre grave sur la gouvemance du football gabonais. ll ne s'agit pas d'un fait secondaire. ll s'agit d'une affaire lourde, qui touche à l'éthique, à la protection des acteurs du football et à la crédibilité même de nos institutions sportives.

Monsieur Assoume Eyi a occupé des fonctions importantes dans l'appareil footballistique national, notamment comme sélectionneur de I ‘équipe nationale U17 et directeur technique de la ligue de football de l'Estuaire.

Dans ces conditions, une question simple s'impose : que savait le Comité exécutif sortant, et qu'a-t-il fait ?

Le plus grand danger pour le football gabonais serait de reconduire sans débat, sans vérité et sans

responsabilité une équipe dirigeante qui n'a pas su, ou pas voulu, assumer pleinement ses obligations face à des faits aussi graves.

On ne bâtit pas un football sain sur I ‘oubli, l'évitement ou I ‘impunité


4. Les clubs amateurs sont exclus : une injustice et un scandale démocratique


Le football gabonais n'appartient pas à une minorité de décideurs. ll appartient aussi, et d'abord, à ceux

qui le font vivre sur le terrain : éducateurs, joueurs, bénévoles, dirigeants locaux, clubs de base, centres de formation et clubs amateurs.

Or, les clubs amateurs continuent d'être rnarginalisés dans I ‘organisation institutionnelle de la FEGAFOOT. Cette exclusion du Congrès pose un problème majeur de légitimité démocratique.

La FIFA reconnaît pourtant le rôle essentiel des acteurs de base dans la vie des fédérations. Alors

pourquoi les clubs amateurs gabonais sont-ils tenus à l'écart ? Sur quel fondement juridique ? Au nom

de quel principe ? Et dans l'intérêt de qui ?

Cette mise à l'écart n'est pas une simple anomalie technique. C'est un choix politique. Et ce choix est injuste.


NOTRE POSITION

Après des décennies de silence farcé, de résignation ou d'indifférence, les footballeurs et les clubs amateurs disent aujourd’hui clairement : stop.

Nous contestons le processus électoral actuel dans sa forme comme dans son fond. Nous

dénonçons les violations présumées des lois gabonaises, les entorses aux principes de la FIFA et de la CAF en matière de gouvemance, l'absence de responsabilité politique et morale du Comité

exécutif sortant, ainsi que l'exclusion persistante des clubs amateurs de la vie décisionnelle du football gabonais



APPEL AUX AUTORFÉS ET À L’OPINION

. Nous appelons la communauté nationale et intemationale à regarder avec lucidité ce qui se passe actuellement au sein du football gabonais.


. Nous appelons les autorités gabonaises, en particulier le Gouvernement de la République à travers le ministère en charge des Sports, à prendre leurs responsabilités.


. Nous appelons enfin tous les acteurs sincèrement attachés à I ’avenir du football gabonais à refuser la peur, le silence et les arrangements entre initiés.


Le football gabonais mérite mieux que I’ opacité.

Le football gabonais mérite mieux que I’ exclusion.

Le football gabonais mérite mieux que la reconduction automatique des mêmes pratiques.

Il est temps d’ouvrir une nouvelle page : celle de la légalité, de la transparence, de la responsabilité et de la démocratie. »



Willy EYI BEYEME 


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