Élection-Fegafoot : La coalition pour une élection transparente et Digne des Statuts de la FEGAFOOT tire à son tour la sonnette d’alarme

 


La coalition pour une élection transparente et Digne des Statuts de la FEGAFOOT a animé hier mercredi 18 mars dans une structure hôtelière de la place une conférence de presse en vue de la tenue prochaine de l’élection de la fédération gabonaise de football. Selon le porte parole de cette coalition, Sylvestre ENGOHANG OBIANG, le motif principal de cette sortie « est simple que les statuts non seulement ont été modifiés en ne respectant pas ce que disent les statuts mais également la désignation de la commission électorale qui a été aussi faite en violation flagrante des statuts mis en place par eux-mêmes » a-t-on constaté.


Nous vous livrons en intégralité communiqué de presse

« Mesdames et Messieurs les représentants de la presse,

Mesdames et Messieurs,

Je suis Sylvestre ENGOHANG OBIANG, porte-parole des candidats et de la Coalition pour une Élection Transparente et Digne des Statuts de la FEGAFOOT. C'est au nom de cette coalition, et avec la pleine autorité de ses membres, que je vous donne lecture, ce jour, du communiqué de presse suivant.

La pratique est désormais bien rodée au sein de la Fédération Gabonaise de Football. Chaque fois qu'un texte statutaire gêne, chaque fois qu'une règle établie fait obstacle à une ambition particulière, une formule surgit, péremptoire et commode : « le Congrès est souverain ». À quelques semaines du Congrès électif du 20 avril 2026, il est urgent de démonter ce mécanisme et d'en révéler la nature réelle : un détournement institutionnel au détriment de la gouvernance du football gabonais.


LA SOUVERAINETÉ DU CONGRÈS : UNE NOTION RÉELLE MAIS ENCADRÉE

Dans toute organisation dotée de statuts, le Congrès constitue l'organe suprême. C'est lui qui exprime la volonté collective des membres, qui élit les dirigeants et qui, le cas échéant, modifie les textes fondamentaux. En ce sens, affirmer que le Congrès est souverain est juridiquement exact.

Mais cette souveraineté n'est pas absolue. Elle s'exerce dans le cadre des statuts, lesquels constituent la loi fondamentale de l'organisation — sa constitution. Nul organe, pas même le Congrès, ne peut s'affranchir des statuts sans suivre la procédure de révision qu'ils prévoient eux-mêmes. C'est le principe élémentaire de légalité interne.

Un Congrès qui déciderait de s'asseoir sur ses propres statuts ne serait pas souverain : il serait illégal. La souveraineté sans la légalité, c'est l'arbitraire.


LA COMMISSION ÉLECTORALE : UN CAS D'ÉCOLE DE CE DÉTOURNEMENT

La Commission Électorale de la FEGAFOOT offre l'illustration la plus récente et la plus frappante de cette manœuvre.

Les statuts de la FEGAFOOT — texte adopté par le Congrès lui-même — définissent avec précision la composition, les conditions de nomination et les missions de la Commission Électorale. Ces dispositions ne sont pas des détails de forme : elles sont les garanties d'un processus électoral transparent, crédible et accepté de tous.

Or, la Commission Électorale actuellement en place a été constituée dans des conditions qui ne respectent pas ces prescriptions statutaires. Plutôt que de régulariser la situation, ses défenseurs ont brandi l'argument de la souveraineté du Congrès : « c'est le Congrès qui a décidé, donc c'est valable ».

Ce raisonnement est doublement faux. D'une part, le Congrès ne peut pas valider ce que les statuts interdisent, sauf à les réviser formellement au préalable — ce qui n'a pas été fait. D'autre part, invoquer la souveraineté du Congrès pour couvrir une irrégularité, c'est utiliser l'autorité de l'organe suprême comme caution d'une illégalité.


UNE MANŒUVRE AUX CONSÉQUENCES GRAVES

Une Commission Électorale illégalement constituée produit des décisions illégales. Un processus électoral conduit par une telle commission est vicié à la base, exposé à des contestations devant les instances nationales comme devant la CAF et la FIFA. Les conséquences peuvent aller de l'annulation des élections à des sanctions contre la fédération elle-même, au détriment des clubs, des joueurs et du football gabonais dans son ensemble.

Au-delà, cette pratique installe une culture de l'arbitraire qui érode durablement la confiance des acteurs du football dans leurs institutions. Quand les règles du jeu peuvent être contournées au nom d'une souveraineté mal comprise, plus personne ne peut se fier aux résultats d'un scrutin.


CE QUE RÉCLAME LA BONNE GOUVERNANCE

Les standards de la FIFA en matière de bonne gouvernance sont clairs : les organes électoraux doivent être constitués dans le strict respect des statuts, et leur indépendance doit être garantie par des procédures transparentes et vérifiables. La CAF a rappelé à plusieurs reprises que la crédibilité d'une élection dépend d'abord de la régularité du cadre dans lequel elle se tient.

Respecter les statuts n'est pas une contrainte bureaucratique : c'est la condition sine qua non de l'intégration du football gabonais dans l'écosystème continental et mondial.


NOS EXIGENCES

Au terme de cette analyse, la Coalition pour une Élection Transparente et Digne des Statuts de la FEGAFOOT formule solennellement, devant la presse nationale et l'opinion publique gabonaise, les exigences suivantes :

Premièrement — La bonne gouvernance et le respect des statuts doivent s'appliquer sans exception ni dérogation. Les statuts de la FEGAFOOT sont la loi suprême de notre fédération. Ils ne sont pas négociables et ne sauraient être contournés au gré des intérêts du moment.

Deuxièmement — La Commission Électorale actuellement en place est illégitime. Constituée en violation des dispositions statutaires, elle ne dispose d'aucune autorité légale pour conduire le processus électoral. Nous exigeons sa dissolution immédiate et sans condition.

Troisièmement — Les membres du Bureau Fédéral actuel ne peuvent en aucun cas se maintenir en fonctions au-delà de la durée de leur mandat statutaire. Toute tentative de prolongation de fait constituerait une usurpation de pouvoir contraire aux statuts de la FEGAFOOT, aux règlements de la CAF et aux statuts de la FIFA.

Quatrièmement — En l'absence de correction rapide et volontaire de ces irrégularités, nous saisirons sans délai la tutelle du sport gabonais, la Confédération Africaine de Football (CAF) et la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), afin qu'il soit procédé à la mise en place d'un Comité de Normalisation chargé d'organiser de nouvelles élections dans le strict respect des statuts, sous les meilleurs auspices et dans la transparence la plus totale. »


Willy EYI BEYEME

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