SOS Éducation : (quand la crise scolaire devient un levier politique) Dixit Till Mve Ondo



L’expert en intelligence et stratégie de la communication et du marketing politique, Til Mve Ondo, l’éducation nationale reste, selon Til Mve Ondo, « le principal foyer des tensions sociales au Gabon depuis plusieurs décennies ». Pour l’expert, ce secteur sensible sert régulièrement de baromètre politique, où des revendications légitimes sont rapidement exposées aux tentatives de récupération, surtout dans les périodes de transition ou de recomposition du pouvoir.


Revenant sur l’histoire sociale du pays, Til Mve Ondo estime que « les crises scolaires ne sont jamais de simples conflits syndicaux ». Il rappelle que, du SENA de Samuel Ngoua Ngou à l’USAP de Christine Bitouga, la CONASYCED « chaque mouvement revendicatif a attiré des acteurs politiques cherchant à transformer la colère des enseignants en outil de pression contre l’État », afin d’imposer l’image d’un pouvoir affaibli et incapable de gouverner.

S’agissant du contexte actuel, l’expert souligne que « l’arrivée au pouvoir du président Brice Clotaire Oligui Nguema a bouleversé des intérêts longtemps enracinés ».


 À ses yeux, la remise en cause de certaines rentes et la perte de privilèges expliquent que « la crise de l’éducation soit aujourd’hui utilisée comme un levier pour attaquer le chef de l’État », mais aussi pour fragiliser la ministre d’État à l’Éducation nationale, Carmelia Ntoutoume Leclerq, dont « l’expérience et la longévité à ce poste dérangent ».


Enfin, Til Mve Ondo s’interroge sur la poursuite du mouvement alors qu’un protocole d’accord a été signé entre le gouvernement et les partenaires sociaux et une reprise des cours a été décrétée. « À partir du moment où l’État s’engage formellement à régler les situations administratives et à garantir la reprise des cours, la crise cesse d’être strictement sociale », analyse-t-il. Il pointe également « l’absence de cadre juridique clair et d’interlocuteurs identifiés au sein de SOS Éducation », estimant que cette situation « entretient la confusion et fait peser un risque réel de politisation excessive du conflit ».


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