Gabon / Grève des enseignants : quand l’intérêt supérieur de la nation doit primer
La signature d’un protocole d’accord entre le Gouvernement et les syndicats des enseignants met fin à la grève et ouvre la voie à une année scolaire apaisée. Pour le Dr Éric-Simon ZUE OBIANG, cet accord illustre la primauté de l’intérêt national, le rôle des syndicats comme partenaires sociaux et le choix du dialogue responsable au service de l’avenir des élèves.
« Dire la vérité ne signifie ni attaquer ni nuire. La critique, lorsqu’elle est fondée, participe à l’amélioration de l’action publique et relève même d’un devoir citoyen », affirme le Dr Éric-Simon ZUE OBIANG, enseignant-chercheur et homme politique, réagissant à la conclusion heureuse des négociations entre le Gouvernement et les organisations syndicales des enseignants.
Pour lui, la signature de ce protocole d’accord constitue avant tout une bonne nouvelle pour la jeunesse gabonaise et pour l’avenir du pays. « Cet accord traduit la volonté des deux parties d’assurer à nos enfants une année scolaire apaisée et un enseignement de qualité. Il montre que, même dans un contexte social tendu, le dialogue reste la meilleure voie lorsque l’intérêt général est placé au-dessus de toute autre considération », souligne-t-il.
Le Dr ZUE OBIANG rappelle par ailleurs que les syndicats ne sont ni des adversaires ni des opposants politiques du Gouvernement. « Les syndicats sont des partenaires sociaux. Leur rôle est de porter des revendications légitimes et de contribuer à la recherche de solutions. Il ne doit donc y avoir aucune récupération politique de leurs luttes », insiste-t-il, saluant l’esprit de responsabilité qui a prévalu durant les échanges.
L’enseignant-chercheur invite également à mesurer l’ampleur du travail engagé par les autorités. « Certaines situations administratives étaient bloquées depuis plus de douze ans. La régularisation de plus de 8 000 dossiers, dans un délai aussi court et pour le seul secteur de l’éducation, est un effort inédit dans notre pays. Cela aurait même pu être mieux si l’ensemble des dossiers transmis avait été complet », analyse-t-il.
Évoquant l’implication de la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Carmelia NTOUTOUME, il estime que les images la montrant au travail tard dans la nuit sont révélatrices d’un engagement réel. « Ces images doivent nous interpeller sur la responsabilité et la mesure dans nos critiques. Être exigeant n’est pas synonyme de méchanceté gratuite. Il s’agit de vies, de parcours professionnels et de compétences qu’il faut respecter », martèle-t-il.
Pour le Dr ZUE OBIANG, la gestion de cette crise illustre une nouvelle approche de la gouvernance publique. « Cette ministre d’État démontre qu’elle a les épaules pour faire face à une situation complexe. J’y vois l’expression concrète de la géo-compétence prônée par le Président de la République et un motif réel d’espoir quant à la rupture avec les pratiques anciennes », estime-t-il.
S’il se félicite de l’issue des négociations, il rappelle toutefois que de nombreux défis sociaux demeurent. « Cet accord est un signal réconfortant. Il confirme que notre pays reste profondément attaché au dialogue social, loin de toute forme de radicalisme. Mais pour prévenir durablement les crises sociales, j’appelle à l’organisation urgente d’un Dialogue social inclusif », conclut-il.
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