Gabon : Éric-Simon Zue Obiang dénonce des propos « dangereux » d’Alain-Claude Billie By Nzé



 Le philosophe et homme politique gabonais Éric-Simon Zue Obiang a vivement condamné les déclarations d’Alain-Claude Billie By Nzé, tenues récemment sur la chaîne française TV5 Monde, les qualifiant de « dangereuses, anti républicaines et antidémocratiques ».


Dans une tribune rendue publique, l’enseignant-chercheur estime que les propos de l’ancien Premier ministre constituent une remise en cause grave du choix démocratique opéré par le Gabon depuis l’instauration du pluralisme politique en 1990. Selon lui, les élections et les mouvements sociaux participent du fonctionnement normal d’une démocratie en construction, qui doit être protégée contre toute dérive.


Éric-Simon Zue Obiang s’indigne notamment des déclarations évoquant l’impossibilité pour le régime actuel d’achever un mandat de sept ans, y voyant un appel à peine voilé à l’insurrection et à la chute anticipée d’un président élu, rappelle-t-il, à plus de 95 % des suffrages exprimés. « Critiquer un adversaire politique est légitime, appeler à la violence ne l’est pas », martèle-t-il, qualifiant toute incitation à la révolte de « crime contre la République ».


L’auteur reproche également à Alain-Claude Billie By Nzé de réduire les revendications des enseignants à des considérations financières, occultant selon lui les problèmes structurels du système éducatif. Il rejette par ailleurs l’argument imputant la dette publique gabonaise au seul pouvoir actuel, rappelant que l’ancien chef du gouvernement a appartenu durant quatorze ans à des exécutifs ayant, selon lui, contribué à la dégradation de la situation économique et sociale.


Sur le plan diplomatique, Éric-Simon Zue Obiang juge « peu crédible » l’accusation d’échec adressée aux autorités actuelles, estimant que les événements du 30 août 2023 traduisent surtout l’échec de la diplomatie conduite par les gouvernements précédents, dont Alain-Claude Billie By Nzé faisait partie.


Enfin, le philosophe affirme que l’ancien Premier ministre chercherait à provoquer une révolte populaire après son échec politique lors du scrutin du 12 avril 2025, évoquant notamment son projet d’états généraux en vue d’une nouvelle transition. « La question posée est celle du refus d’un coup d’État permanent au Gabon », conclut-il.


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