Boxe-Estuaire : la ligue remet Bonaventure Nzigou Mamfoumbi sur les rails suite à sa sortie
Suite à la récente sortie du président de la Fédération gabonaise de boxe, Bonaventure Nzigou Mamfoumbi, sur les antennes de Radio Gabon, la ligue de boxe de l’Estuaire a tenu un point de presse jeudi.
Ce point de presse tenu au gymnase Johnson de Libreville par la ligue de l’Estuaire dirigée par Alain Otha s’inscrivait dans la clarification de la gouvernance du Noble Art.
Dans son propos introductif, le vice-président de la ligue, Cyrille Nguema Ndong, s’insurge contre les contestations de Bonaventure Nzigou Mamfoumbi à l’endroit des responsables provinciaux. « Je prends la parole aujourd’hui suite aux récentes déclarations concernant les contestations de certains de nos responsables provinciaux. Mon intention est simple : apporter la clarté nécessaire au nom de la vérité institutionnelle et, surtout, au nom du respect des textes qui régissent notre sport car il est impératif que nous partagions tous la même lecture de nos règles de fonctionnement. C’est pourquoi je souhaite articuler mon propos autour de trois points fondamentaux ».
Sur l’autonomie des ligues provinciales, premièrement,
« rappelons un principe de base de la gouvernance sportive : un président de fédération n’a pas pour prérogative de nommer les présidents de ligues.Les ligues provinciales jouissent d’une autonomie organique. Leurs dirigeants sont élus par leurs propres assemblées générales, selon leurs propres statuts. Remettre en cause cette élection par une décision unilatérale, c’est fragiliser les fondements mêmes de notre vie associative » a-t-il déploré
Sur la distinction entre boxe amateur et professionnelle, il a déclaré ceci : « Nous devons cesser de confondre deux mondes distincts.D’un côté, la boxe amateur (ou olympique), structurée par la fédération nationale et affiliée aux instances internationales.De l’autre, la boxe professionnelle, qui répond à une logique de promoteurs, de managers et de commissions spécifiques.Leurs régimes juridiques et leurs modes de gestion diffèrent totalement. Assimiler l’un à l’autre ne peut créer que de la confusion et nuire à la compréhension des responsabilités de chacun »
Sur les procédures disciplinaires
« Concernant la question des suspensions, restons dans le cadre de l’État de droit. Une confédération continentale n’a pas vocation à suspendre directement une ligue provinciale. Les relations internationales se jouent entre la Confédération africaine et la Fédération nationale.
La gestion disciplinaire de nos ligues locales est une affaire interne à notre fédération, et elle doit se faire dans le strict respect des statuts et d’une procédure équitable », a-t-il instruit au président Federal
Cyrilles Nguema Ndong a bouclé son propos en interpellant Bonaventure Nzigou Mamfoumbi
« Monsieur le Président, le débat institutionnel que nous menons est légitime, mais il ne peut être constructif que s’il s’appuie sur une lecture rigoureuse de nos textes et non sur des interprétations de circonstance.
C’est uniquement par ce dialogue, fondé sur le droit, que nous éviterons les malentendus et que nous préserverons ce qui nous anime tous : l’intérêt supérieur de la boxe nationale »
Willy EYI BEYEME
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