Vers une synergie entre les ministères de la recherche scientifique et celui de l'agriculture pour soutenir les activités du PNSAV-PS à Kougouleu.



Sur ordonnance du nouveau ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, les directions de cette tutelle et celles du ministère de l'agriculture se sont retrouvées sur le site d'expérimentation de Kougouleu, une station rizicole clé au Gabon, gérée par le PNSAV-PS (Programme National de Sélection et d'Amélioration Végétale et Production de Semences) de l'IRAF (Institut de Recherche Agronomique et Forestière) dans le but de voir éclore le travail abattu depuis 2018.


Ce site, dirigé par le Dr Yonnelle Moukoumbi, est la matrice de recherches scientifiques et de démonstrations pratiques pour une production locale de riz de qualité, avec comme objectif de créer et de tester des variétés de riz locales performantes, adaptées aux sols gabonais, avec des caractéristiques gustatives améliorées. Mais aussi de former des producteurs aux bonnes pratiques rizicoles, avec distribution de semences homologuées.

Ce travail financé depuis 1998 à 80 % sur fonds propres et à 20 % sur les fonds venant des partenaires internationaux a permis de faire inscrire trois variétés de riz (Cheyi, Mboma et Moukafaci1) dans le catalogue mondial KAFACI nouvelle variété de riz africain.



Prendre le taureau par les cornes 

Après toutes ces années sans véritable accompagnement des ministères concernés par ce projet, le ministre de l'agriculture sortant avait trouvé toute la nécessité d'accompagner ce programme dans son processus d'implantation domestique afin que les variétés de riz homologuées arrivent dans les assiettes des populations. Cette vision est partagée par le nouveau patron du ministère  de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Charles Edgard Mombo, qui fait preuve de volontarisme pour que ce projet à haute portée bénéficie du soutien du gouvernement pour la matérialisation de la politique sur la souveraineté alimentaire chère au président de la République. 


Rôle crucial du PNSAV-PS pour la souveraineté alimentaire 

 L'interdiction totale de l'importation de poulets de chair à partir du 1ᵉʳ janvier 2027, une mesure stratégique pour atteindre l'autosuffisance alimentaire, stimuler la production locale, réduire la dépendance aux importations et créer des emplois, visant à transformer la filière avicole nationale face à un déficit annuel important, est saluée. Mais, pour permettre une dépendance totale de ce secteur, il est impératif de penser à l'alimentation de ces volailles. De ce fait, l'État gabonais a pensé à la production locale de ces aliments, donc le soja, le blé et le maïs, qui feront l'objet des études scientifiques auprès du PNSAV-PS pour valider les semences adaptées au sol gabonais.

 


Dans ce vaste projet opportun  pour le pays, les yeux sont désormais rivés vers le ministère de l'agriculture et celui de la recherche scientifique pour que la souveraineté alimentaire  qui contribue à réduire la dépendance aux importations en valorisant la production nationale ne soit plus un scoop mais une réalité. 


Vany Corso SIMA 

Informer dans l'Impartialité 

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