Sécurité sanitaire : l’AGASA renforce les contrôles nocturnes à Akanda et Libreville



À l’orée des fêtes de fin d’année, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) a lancé, dans la nuit du 18 décembre, une vaste opération de brigades nocturnes destinée à renforcer le contrôle sanitaire des activités liées à l’alimentation de rue. Ces contrôles concernent particulièrement les produits de grande consommation en cette période festive.


Selon le chef de bureau de la zone de la commune d’Akanda Levy SINGATADY, cette initiative vise avant tout à protéger les consommateurs. « À l’approche de cette fin d’année, il était important pour l’AGASA de s’assurer que tous les opérateurs économiques des secteurs de l’alimentation de rue, tous métiers confondus, respectent les mesures d’hygiène destinées à garantir la qualité des denrées alimentaires mises à la disposition des populations », a-t-il expliqué.


Le responsable sanitaire souligne que les produits à consommation rapide sont particulièrement concernés. « Nous parlons notamment des grillades, des viandes braisées et de tous ces aliments largement consommés par les familles pendant les fêtes. L’AGASA veille et s’assure que la qualité des produits proposés aux consommateurs soit conforme, surtout en cette période charnière », a-t-il insisté.



Face à des pratiques parfois négligentes, l’AGASA entend aussi interpeller les opérateurs économiques. « Les opérateurs ne sont pas toujours attentifs aux règles d’hygiène. Cette opération est menée pour leur rappeler que leurs gestes et leurs actions ne sont pas sans surveillance », a averti le chef de zone.


Sur le terrain, les constats dressés sont préoccupants. « Le constat est alarmant. La qualité des produits laisse à désirer. Du point de vue des critères organoleptiques et de la fraîcheur, les aliments ne sont pas au rendez-vous. Les boissons ne sont pas fraîches, les tenues réglementaires ne sont pas respectées, et cela peut exposer les consommateurs à des maladies digestives », a-t-il déploré.


Au-delà de l’aspect sanitaire, la situation pose également un problème juridique. « Sur le plan légal, beaucoup laisse à désirer. La majorité des opérateurs ne sont pas agréés. Sur le plan formel, il n’y a pas de fiche ou de document attestant juridiquement de leur existence », a-t-il ajouté.



Cette opération spéciale contrôles nocturnes continue dans Le Grand Libreville dans la pédagogie, la rigueur et l'efficacité avec pour objectif de rappeler les normes réglementaires en vigueur et de préserver la santé publique durant les fêtes de fin d’année.


 Informer dans l'Impartialité 

Vany Corso SIMA 

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