Les inventaires du patrimoine culturel immatériel au cœur d'un atelier de formation à Libreville


La cérémonie d’ouverture de l’atelier de formation à l’élaboration des inventaires du patrimoine culturel immatériel (PCI) avec la participation des communautés au Gabon a eu lieu le 15 juin 2026 au ministère de la Culture à Libreville. Cet événement constitue une étape stratégique pour la sauvegarde du patrimoine vivant gabonais et s'inscrit dans la mise en oeuvre de la « Priorité Afrique » de l'UNESCO.


Lancée par le ministère de la culture et des arts en partenariat avec la commission nationale de l’UNESCO, cette action phare a rassemblé des experts et les acteurs institutionnels afin de protéger et valoriser le patrimoine vivant du Gabon. L’atelier porte une attention particulière à la participation des communautés locales et des gardiens des traditions (comme les conteurs) dans le but de renforcer les capacités des acteurs culturels et des porteurs de savoirs afin d’identifier, de documenter et de préserver les traditions orales, les rituels et les savoir-faire locaux.


Le représentant résident de l’UNESCO au Gabon, Patricio Zambrano Restrepo, dans son allocution, a rappelé que le patrimoine culturel immatériel est le cœur vivant de nos identités. Il a souligné l'importance de sa sauvegarde car elle constitue un levier pour la paix, la cohésion sociale et le développement durable, tout en réaffirmant la nécessité d'investir dans la culture pour en faire un investissement dans l’avenir.


La Chine, l'un des partenaires du Gabon sur le plan culturel, représentée par son ambassadeur Zhou Ping, qui a réaffirmé l’importance de la culture dans la construction de l’identité nationale et son rayonnement international.


Pour le ministre de la jeunesse, des sports, du rayonnement culturel et des arts, chargé de la vie associative, Paul Ulrich Kessany, le Gabon dispose d’un patrimoine culturel immatériel exceptionnel. Il a par ailleurs salué l’inscription du Mvet sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, soulignant toutefois la nécessité de renforcer les capacités nationales pour mieux identifier, sauvegarder et valoriser ce patrimoine vivant.


Cette initiative s'inscrit dans la nouvelle ligne politique mise en place par les nouvelles autorités de la Cinquième République, qui repose sur la réhabilitation des traditions, la professionnalisation du statut de l'artiste et la protection du patrimoine national.


Vany Corso SIMA 

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